Debriefing centré compétences

 

Rose et ses collègues (2009) ont conduit une méta-analyse examinant le débriefing classique, et ont mis en avant qu’Il n’existe pas de preuves que le débriefing réduirait la morbidité psychologique générale, la dépression et l’anxiété. En effet, rien ne montre que les effets d’un debriefing classique soient supérieurs à des interventions de type information/apprentissage. 

 

Par ailleurs, Hobfoll et collègues (2007), spécialistes des interventions à court et à moyen terme après des catastrophes indiquent un consensus autour de 5 critères devant organiser les interventions utiles après un incident critique:

1 Pouvoir se sentir en sécurité

2 Etre en capacité de s’apaiser

3 Retrouver un sentiment d’auto-efficacité et d’efficacité pour la communauté

4 Etre relié à autrui

5 Avoir de l’espoir

Hélène Dellucci (2014) suggère que si nous réfléchissons aux résultats décrits à la lumière de ces recherches (Rose et al., 2009, Hobfoll et al., 2007), ainsi que de récentes propositions issues des sciences cognitives sur le vaccin cognitif après une exposition potentiellement traumatique (Holmes, James, Coode-Bate, Deeprose (2009) cela amène à considérer que:  le fait de décrire les détails de l’expérience difficile sans stabilisation suffisante pour une exposition franche, amène à la consolidation du réseau traumatique et non à sa résolution.

Ce qui précède nous a amené à proposer un protocole de debriefing centré compétences, qui permet aux personnes touchées de ne pas avoir à décrire les détails de l’expérience vécue, tout en pouvant se décharger de ce qui s’est passé, et ce sans contaminer le groupe.

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Détails pratiques

Si vous êtes intéressé, contactez Laetitia de Schoutheete pour analyser ensemble vos besoins.

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